vendredi 04 mai 2012

Traitements inacceptables de la psychiatrie

Le Conseil de l'Europe vient de publier un rapport accablant sur les traitements des patients dans les hôpitaux psychiatriques français.
Ce rapport révèle des dysfonctionnements, le manque de dignité des patients, le recours abusif à l'isolement et à la contention, ainsi que d'autres mesures inhumaines et abusives.

Distribution de la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme le samedi 5 Mai 2012 de 11h00 à 12h00 sur la Place du Pilori et Rue Lenepveu à Angers, pour dénoncer les conditions et traitements inacceptables de la psychiatrie dans nos hôpitaux.

Le Comité de Prévention de la Torture du Conseil de l'Europe a publié le 19 avril un rapport sur les dysfonctionnements des hôpitaux psychiatriques en France, après avoir effectué plusieurs visites dans des établissements.

Ce rapport accablant dénonce de graves irrégularités et des mauvais traitements.

Il révèle un manque de dignité à l'égard des patients : port systématique du pyjama, difficultés d'alimentation, incontinences urinaires et fécales, etc.

Le Comité note : « Il est peu étonnant qu'un certain nombre de patients se soient plaint d'avoir fait l'expérience de situations humiliantes ».

Ce rapport du Conseil de l'Europe dénonce également l'utilisation abusive de certains traitements, tels que l'isolement ou la contention. Il a été constaté que les détenus transférés à l'hôpital psychiatrique étaient presque systématiquement mis en chambre d'isolement, avec des contentions sur tout le corps (c'est-à-dire attachés aux bras, aux jambes, et à l'abdomen), parfois pendant toue la durée de l'internement. Les autres patients sont aussi soumis à de telles pratiques, souvent administrées à titre de « prévention ». La surveillance de ces personnes placées en cellule d'isolement est irrégulière, des rondes sont parfois effectuées toutes les deux ou trois heures seulement.

Suite à ce rapport, le gouvernement devra apporter des améliorations au système. Il invitera la Haute Autorité de Santé à redéfinir les règles d'isolement et de contention.

Il est inadmissible d'observer de nos jours en France, le pays prétendument des Droits de l'Homme, ce genre de situations inhumaines en psychiatrie. Plus de 70 000 personnes sont internées de force chaque année en France. Il faut que ces horreurs cessent.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme a été créée en France en 1974 pour dénoncer les violations des Droits de l'Homme en psychiatrie. Elle continuera son combat jusqu'à ce que les abus soit abolis.

Pour plus d'informations, visitez le site internet de la CCDH www.ccdhbretagne.org ou contactez-nous par téléphone au 02 41 34 60 03 ou par email à ccdhbretagne@free.fr

Publié par CCDH Bretagne à 19:50
Catégories: Communiqués de presse

lundi 16 avril 2012

De plus en plus d'enfants sont considérés comme hyperactifs

Une distribution de la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme a eu lieu le lundi 16 Avril 2012 de 16h15 à 17h15, rue Lenepveu et Place du Pilori à Angers pour dénoncer les diagnostics abusifs de l'hyperactivité chez des enfants, entraînant une surconsommation alarmante de drogues psychiatriques.

De plus en plus d'enfants de par le monde sont considérés comme hyperactifs. Pourtant, rien ne prouve que le TDAH (Trouble du Déficit de l'Attention avec Hyperactivité) est une véritable maladie qu'il est nécessaire de traiter avec des médicaments.

Le diagnostic est basé sur une liste de comportements que chaque enfant pourrait avoir au cours de sa croissance. Voici quelques critères utilisés : « tient rarement en place », « court ou grimpe partout », « est constamment en mouvement », « fait trop de bruit », etc.

Plusieurs études ont mis en évidence que les garçons sont majoritairement diagnostiqués. Les jeunes garçons sont connus pour être plus agités que les filles. Ils ne présentent pas pour autant de maladies.

De plus, aucun test médical ne prouve l'existence du TDAH.

Il est même dit dans le DSM (Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux) : « aucun examen complémentaire, ni aucun examen neurologique, ni aucune évaluation de l'attention […] n'ont fait la preuve de leur utilité pour déterminer si un sujet en particulier présente le trouble. », « à l'examen clinique, il n'existe pas de signes spécifiques associés au diagnostic de Déficit de l'attention/hyperactivité. »

Pourtant, dans nos écoles, les enfants sont de plus en plus sujets à des évaluations et à des observations pour diagnostiquer le TDAH. Le danger est que ces diagnostics entraînent presque systématiquement une prescription de traitements psychiatriques.

La Ritaline et le Concerta, les deux médicaments les plus prescrits pour le TDAH, sont susceptibles d'entraîner des psychoses et des idées suicidaires. Ils sont pourtant prescrits à des enfants dès l'âge de 6 ans. La molécule fait aujourd'hui l'objet d'un suivi renforcé de l'agence du médicament, l'Afssaps.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme est une association créée en France en 1974 pour enquêter, dénoncer et abolir les abus psychiatriques. De nombreuses victimes contactent l'association régulièrement pour obtenir de l'aide et du soutien.

Pour plus d'informations, visitez le site internet de la CCDH www.ccdhbretagne.org ou contactez-nous par téléphone au 02 41 34 60 03 ou par email à ccdhbretagne@free.fr

Publié par CCDH Bretagne à 18:50
Catégories: Communiqués de presse

mercredi 11 avril 2012

Une nouvelle fusillade mortelle dans un école américaine a fait 7 morts. Des médicaments psychiatriques seraient-ils encore une fois impliqués ?

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme fera une distribution le jeudi 12 Avril 2012 au matin, à Angers pour dénoncer les dangers des traitements psychiatriques.

Lundi dernier, un ancien élève de l'université d'Oikos en Californie est entré dans l'école et a fusillé plusieurs personnes, 7 ont été tuées et 3 autres ont été blessées.

Depuis plusieurs années, on assiste à une série de tueries de ce genre. On découvre après coup que les auteurs des crimes étaient la plupart du temps sous médicaments psychiatriques. Ces traitements ont déjà été impliqués dans des actes d'assassinats dans le passé.

Il y a eu en 1999 la fameuse tuerie du lycée de Columbine dans le Colorado, où des jeunes avaient tué 13 personnes. L'un des deux tueurs prenait du Deroxat et du Zoloft, deux antidépresseurs.

En juin 2001, la cour de justice du Wyoming aux Etats-Unis a reconnu la responsabilité du Deroxat dans un massacre commis par un homme de 60 ans. Il avait tué sa femme, sa fille et sa petite fille au révolver, et s'était suicidé. Il n'avait aucun antécédent de violence. Le jury de la cour de justice a reconnu la molécule responsable de cette tuerie.

Plus récemment, en 2010 en France, le docteur Bécaud en Vendée avait tué ses quatre enfants, âgés de 3 à 9 ans, et sa femme de manière brutale. Cet homme était un médecin généraliste qui avait commencé à prendre du Zoloft. Il n'avait aucun antécédent criminel. Le Procureur de la République avait impliqué ce médicament dans la tuerie familiale.

Les médicaments psychiatriques ont entraîné trop de morts, et ce depuis de nombreuses années. Il est temps de remettre en cause ces traitements dangereux, et de systématiquement rechercher leurs liens dans les actes criminels.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme dénonce les abus psychiatriques depuis plus de 35 ans en France. L'association est contactée chaque semaine par des victimes de ces traitements.

Pour plus d'informations, visitez le site internet de la CCDH www.ccdhbretagne.org ou contactez nous par téléphone au 02 41 34 60 03, ou par email à ccdhbretagne@free.fr

Publié par CCDH Bretagne à 18:41
Catégories: Communiqués de presse

mercredi 04 avril 2012

Les Français sont les plus gros consommateurs de psychotropes au monde

Que ce soit le nombre d'internements sous contrainte effectués, l'administration d'électrochocs ou la prescription de médicaments psychiatriques, la France est l'un des rares pays où l'on voit autant d'abus. Il faut que cela cesse !
Une distribution de la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme a eu lieu le lundi 2 Avril 2012, pour dénoncer les abus psychiatriques.

Plus de 72000 internements sous contrainte sont effectués chaque année en France, ce qui est trois à quatre fois plus qu'au Royaume-Uni, en Espagne, ou en Italie. Ces personnes peuvent être saisies à leur domicile, ligotées, maltraitées, droguées, soumises à d'innombrables électrochocs, etc... tout cela de force et sans respect de leurs droits fondamentaux sous couvert de « santé mentale ».

Les médicaments psychiatriques sont susceptibles d'entraîner de graves effets secondaires tels que de la violence, de l'agressivité, des changements d'humeur et de comportement, du suicide, etc.

Pourtant, ces drogues sont administrées à tout va dans les établissements psychiatriques et par le médecin de famille. 1/3 de la population française a pris un médicament psychiatrique au moins une fois dans sa vie. Les Français sont les plus gros consommateurs de psychotropes au monde.

La plupart des personnes qui entrent en psychiatrie ne sont pas guéries mais détruites, transformées en zombies sous les puissantes doses de drogues, et victimes de leurs nombreux effets secondaires. Toute personne peut être victime d'abus psychiatriques : homme, femme, enfant, personne agée, etc.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme existe depuis 1974 en France pour dénoncer les violations des Droits de l'Homme en psychiatrie. L'association est contactée chaque semaine par des familles et des victimes d'abus psychiatriques.

Pour plus d'informations, visitez le site internet de la CCDH www.ccdhbretagne.org, ou contactez-nous par téléphone au 02 41 34 60 03, ou par email à ccdhbretagne@free.fr.

Publié par CCDH Bretagne à 22:48
Catégories: Communiqués de presse

mardi 03 avril 2012

Déclaration des Droits de l'Homme pour la Santé Mentale

Tous les grands mouvements ont établi des codes auxquels leurs buts et leurs activités se conforment. La Déclaration des droits de l’homme pour la santé mentale exprime les principes directeurs de la CCDH (Commission des citoyens pour les droits de l’homme) et les critères d’après lesquels elle enquête et dévoile impitoyablement les violations des droits de l’homme commises par la psychiatrie:
  • Personne ne devrait recevoir de traitements psychiatriques ou psychologiques contre son gré.
  • Personne (homme, femme ou enfant) ne peut se voir refuser sa liberté personnelle en raison d’une maladie mentale, réelle ou non, sans un jury impartial composé de non-professionnels et d’une représentation légale appropriée.
  • Personne ne devrait être interné ou maintenu dans une institution, un hôpital ou un service psychiatrique, en raison de ses croyances et pratiques religieuses, politiques ou culturelles.
  • Tout patient a :
  1. Le droit d’être traité avec dignité en tant qu’être humain.
  2. Le droit de bénéficier de tout équipement hospitalier sans distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique, d’origine sociale, de statut acquis par droit de naissance ou de propriété.
  3. Le droit de recevoir un examen physique et clinique complet par le médecin généraliste reconnu et compétent de son choix, afin de s’assurer que son état mental ne découle pas d’une quelconque maladie, blessure ou handicap physique non détecté et non traité, ainsi que le droit de s’enquérir d’un second avis auprès d’un médecin de son choix.
  4. Le droit d’avoir accès à un service médical parfaitement équipé et à un personnel hospitalier correctement formé, afin que des examens physiques et cliniques appropriés puissent avoir lieu.
  5. Le droit de choisir le genre de thérapie à employer, et le droit de s’entretenir avec un médecin généraliste, un praticien de médecine parallèle ou un ministre religieux de son choix.
  6. Le droit de connaître sous forme écrite, de façon claire et dans sa langue maternelle, les effets secondaires de tout traitement proposé.
  7. Le droit d’accepter ou de refuser des traitements, en particulier le droit de refuser la stérilisation, le traitement à l’électrochoc, le choc à l’insuline, la lobotomie (ou toute autre opération psychochirurgicale du cerveau), la cure de dégoût, la narcothérapie, la thérapie du sommeil profond et tout médicament produisant des effets secondaires indésirables.
  8. Le droit de déposer des plaintes officielles sans risque de représailles, auprès d’un conseil indépendant composé de personnel non psychiatrique, d’avocats et de non-professionnels. De telles plaintes peuvent inclure toute torture, traitement ou punition cruels, inhumains ou dégradants subis lors de soins psychiatriques.
  9. Le droit de recevoir un conseil personnel par un conseiller juridique et d’entreprendre des actions en justice.
  10. Le droit de se libérer à quelque moment que ce soit et à être libéré sans restriction, n’ayant commis aucun crime.
  11. Le droit de gérer ses affaires et ses biens à l’aide d’un conseiller légal, si nécessaire, ou si jugé incapable par un tribunal, de se faire assigner un tuteur à cette fin jusqu’à ce qu’il soit à nouveau jugé capable. Un tel tuteur doit rendre des comptes aux proches parents du patient, à son conseiller juridique ou à son gestionnaire.
  12. Le droit de voir et de disposer de ses dossiers médicaux et d’entreprendre des actions légales concernant toute fausse information contenue dans ces dossiers susceptibles de nuire à sa réputation.
  13. Le droit d’entreprendre des actions pénales avec toute l’aide des agents des services d’application de la loi contre tout psychiatre, psychologue ou employé d’hôpital pour tous abus, emprisonnements non justifiés, voies de fait durant le traitement, abus sexuel ou viol, ou toute autre violation des lois de santé mentale ou autres ; et le droit à une loi sur la santé mentale qui n’annule ni ne modifie les peines à l’égard des psychiatres, psychologues ou employés d’hôpitaux coupables de traitements criminels, abusifs ou négligents envers leurs patients.
  14. Le droit de poursuivre les psychiatres, leurs associations et collèges, l’hôpital ou ses employés pour internements illégaux, fausses allégations ou traitements nuisibles.
  15. Le droit de travailler ou de refuser de travailler et le droit de recevoir une juste compensation fondée sur une échelle comparable à celle des salaires nationaux ou syndicaux pour un travail similaire, ceci pour tout travail effectué pendant la période d’hospitalisation.
  16. Le droit à l’éducation ou à la formation, afin de favoriser le fait de gagner sa vie une fois libéré, le droit de choisir le type d’éducation ou de formation.
  17. Le droit de recevoir des visites et un ministre de sa confession.
  18. Le droit de communiquer par téléphone et de recevoir des appels, et le droit à la vie privée en ce qui concerne toute correspondance avec quiconque.
  19. Le droit à la libre association avec tout groupe ou individu, dans un établissement, un hôpital ou une clinique psychiatrique.
  20. Le droit à un cadre sûr, exempt de personnes internées pour des raisons criminelles.
  21. Le droit d’être en compagnie de gens de son âge.
  22. Le droit de porter ses propres habits, d’avoir des effets personnels ainsi qu’un endroit sûr dans lequel les garder.
  23. Le droit à de l’exercice physique quotidien à l’extérieur.
  24. Le droit à un régime et à une alimentation appropriés et à trois repas par jour.
  25. Le droit à des conditions d’hygiène suffisantes, dans des locaux non surpeuplés, ainsi qu’à du repos et des loisirs en suffisance sans être dérangé.

Disponible également au format Adobe Reader (PDF): Déclaration des Droits de l'Homme pour la Santé Mentale

© 2012 CCHR. Tous droits de reproduction et d’adaptation réservés.

Publié par CCDH Bretagne à 21:14
Catégories: Communiqués de presse

vendredi 16 mars 2012

En France, 63 000 adolescents et 21 000 enfants prennent des antidépresseurs

Manifestation de la Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme le Lundi 19 mars 2012 de 17h30 à 18h30 sur la Place du Pilori et Rue Lenepveu à Angers pour dénoncer les prescriptions abusives de drogues psychiatriques aux enfants.

En France, les enfants sont de plus en plus sujets à des dépistages de troubles psychiatriques, aboutissant la plupart du temps à une prescription de psychotropes.

Les enseignants et infirmiers scolaires peuvent maintenant être formés par les psychiatres pour détecter les « comportements à risques » dans les écoles.

Les moindres faits et gestes des enfants sont alors surveillés puis associés à des troubles psychiatriques. Il n'y a pourtant aucune preuve scientifique que ces troubles mentaux existent réellement. Les médecins se contentent de poser un diagnostic en quelques minutes sans même connaître l'enfant et sans effectuer de tests médicaux démontrant clairement la présence d'une maladie à soigner.

En France, il y a une augmentation du nombre de jeunes sous drogues psychiatriques: 63 000 adolescents et 21 000 enfants prennent des antidépresseurs.

Bruno Toussaint, le rédacteur en chef de la revue Prescrire, a récemment affirmé que le nombre de boîtes mensuelles de Concerta et de Ritaline vendues n'a cessé de croître au cours des dernières années : on est passé de 113 400 boîtes en 2006 à 160 000 en 2009.

Mais les drogues psychiatriques sont susceptibles d'entraîner des hallucinations, des psychoses, de l'agressivité, des suicides, et même la mort. Ce sont des milliers d'enfants aujourd'hui en France qui peuvent ressentir ces effets incontrolables et dévastateurs.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme dénonce les abus psychiatriques depuis plus de 35 ans en France. L'association est contactée chaque semaine par des victimes des traitements psychiatriques.

Pour plus d'informations, visitez le site internet de la CCDH www.ccdhbretagne.org ou contactez nous par téléphone au 02 41 34 60 03, ou par email à ccdhbretagne@free.fr

Publié par CCDH Bretagne à 21:59
Catégories: Communiqués de presse
accueil
à propos
interviews
vidéos
documentation
vos droits
témoigner
actualités
pétitions
aidez-nous
contact
mentions légales
plan du site
sites recommandés
Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme
(33) 2 41 34 60 03
ccdhbretagne@free.fr
> Actualités
CCDH Bretagne
Enquêtes et dénonciations de violations des Droits de l'Homme en psychiatrie
Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme
Installez Flash Player pour visualiser cette animation.